Je vous écris car on assiste en ce moment à un gaspillage éhonté de l'argent public, bien plus grave encore que celui de votre collègue.
Je suis content que votre groupe ait voté "non". Le PS se ridiculise, une nouvelle fois, de son coté, en se faisant complice de Monsieur Sarkozy.
Il y a quantité de questions qu'on ne peut que se poser sur le "plan" de Monsieur Sarkozy et cie.
Au moment où le parlement boucle le vote sans débat de 400 milliards de dépenses publiques supplémentaires, cela me semble urgent de se les poser :
- 1) Comment se fait-il que la crise bancaire qui ne devait pas toucher la France mais devait rester contenue au Etats-Unis, touche désormais la France ? Nous aurait-on menti ?
- 2) Comment se fait-il qu’on craigne aujourd’hui un « risque systémique » sur un système bancaire qui nous était présenté par les banquiers, Christine Lagarde et JJ Juncker comme « stable et solide » ?
- 3) Pourquoi, si le système était aussi solide que le prétendaient les banquiers, ne voulaient-ils pas se prêter mutuellement de l’argent ? En savaient-ils davantage sur leurs confrères que ce qu’ils voulaient bien dire ?
- 4) Alors que le premier ministre affirmait que l’Etat était en faillite, comment se fait-il que le gouvernement trouve en un dimanche après midi 360 milliards d’euros de caution et 40 milliards d’euros pour recapitaliser les banques ?
Les banquiers ont joué nos économies au casino. Sarkozy joue au poker en posant sur la table 360 milliards pour voir !
- 5) Comment a-t-on évalué les besoins de financement puisque visiblement aucun audit des actifs toxiques détenus par les banques françaises n’a été fait ? Pourquoi 360 milliards et 40 milliards et pas 200 et 20 ?
- 6) N’est-il pas paradoxal pour soigner une crise liée aux emprunts privés de créer un risque avec les emprunts publics ?
- 7) Le plan Sarkozy sert à épargner l’épargnant mais tue le contribuable ? N’est-il pas scandaleux de voir des économistes nous expliquer sereinement que l’Etat ne peut être en faillite puisqu’il lui suffit de lever l’impôt ! N’y a t-il a pas un seuil économique, psychologique ou moral au delà duquel un état ne peut plus aller en matière de prélèvements? Tout le monde ignore que la méthode d'Ancien Régime "un problème ? Un impot" ne fonctionne plus ? Et ce sur quoi elle peut déboucher : 1789, 1848, 1917, 1933, etc?
-8) Comment prétendre que lever 400 milliards ne coûtera rien ? M. Sarkozy aurait-il trouvé le système qui permet de disposer de milliards, non seulement sans avoir à payer, mais également en pouvant espérer gagner de l’argent? Il sert au contribuable les mêmes discours sur l’innocuité du surendettement que les banquiers peu scrupuleux avec les ménages américains !
- 9) Tout le monde s’accorde à croire que la situation est sauvée ! Que se passera-t-il si la situation continue, malgré ce remède de cheval, à se dégrader ? N’aura-t-on pas ajouté à la faillite des banques la faillite de l’Etat!
- 10 La faillite des Etats (ex l’Islande) n’est elle pas recherchée pour faciliter la disparition des nations et s’acheminer vers la gouvernance économique (avec le FMI) et politique mondiale?
Si vous en avez le temps, Monsieur Gremetz, je vous prierai de bien vouloir les poser à vos "collègues" si pressés de voter de nouveaux gaspillages d'argent public, qui auraient pu être infiniment mieux employés.
Si possible, le groupe communiste, ou vous même, pourriez vous défendre l'instauration d'une "loi de transparence" comme aux USA, en Angleterre...Et désormais en Inde ! FIAO il me semble que cela s'appelle aux USA.
Les citoyens doivent pouvoir savoir comment on utilise leur argent. Merci d'avance.
Commentaires
1. Le samedi 26 juillet 2008 à 00:52, par legrand christian
2. Le jeudi 16 octobre 2008 à 17:32, par seb
3. Le mardi 21 octobre 2008 à 14:14, par isab
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